samedi 16 janvier 2010

EXMOUTH - PERTH - ADELAIDE



ADELAIDE le 15 janvier 2010-01-18
Nous nous offrons des vacances… Une dizaine de jours à Adélaïde pour assimiler la première partie de cette découverte de l’Australie.

Plus de 10 000 km depuis notre départ de Darwin. Nous avons longé toute la côte de ce très grand Etat qu’est le Western Australia.
Le plus grand, mais aussi celui qui possède la plus faible densité de population. Terre de contrastes, aride, souvent inhospitalière, longtemps inexplorée qui n’a dû son peu de densification qu’aux diverses découvertes minières qui ont attiré les pionniers chercheurs d’or et autres aventuriers…
Dans ce contexte il est difficile de ne pas s’émerveiller devant l’importance des infra-structures de ce pays et donc leur coût ! des milliers de km de route pour si peu de trafic, l’entretien de plus de 500 parc nationaux représentant des surfaces énormes de territoire, avec à l’intérieur de ceux-ci, des conditions d’accueil pour touristes d’une grande qualité.
Que de rangers pour leur entretien…
Une prise en compte de l’environnement époustouflante. Après les années de conquête du territoire, la déforestation et tous les troubles apportés par le modernisme, ils ont pris à conscience de l’importance de la nature qui les entoure. Nous avons pu voir les efforts accomplis ces dernières années et qui semblent s’amplifier : protection de la côte dont les accès publics sont souvent interdits sur des centaines de km ou mieux réglementés, aménagés avec force instructions… plantation des dunes, reboisements importants, protection de la faune etc…


Nous étions à Exmouth lors de notre dernier blog et avons continué notre descente vers le sud
D’abord Coral Bay, un magnifique endroit pour examiner les fonds marins, paradis de la plongée et du snorkeling entre les coraux dans l’eau cristalline du Ningaloo Marine Park


Nous avons continué, en passant le Tropique du Capricorne, qui nous vaut en cette saison de solstice d’été d’avoir un soleil en zénith presque toute la journée…, vers Monkey Mia près du François Péron N P pour continuer la visite de ces sites où la plongée est divine…
Pour les touristes, chaque matin à la même heure, on attire quelques dizaines de dauphins avec un seau de poissons qu’ilsviennent « manger dans la main » un peu « cirque » mais charmant.









La plage y est merveilleuse,





Qui prendra le premier poisson ?


Puis ce fût Shark Bay, la bien nommée…Dans ce lagoon, si l’on s’approche un peu de cette eau si bleue…


on découvre des centaines de requins


Pas le meilleur endroit pour se baigner mais quel spectacle.

La magnifique plage de Shell Beach, cette superbe étendue formée de coquillage…


Hamelin Pool et ses stromatolites…






Dans ce pays gigantesque le bord de la route est parsemé d’aires de repos où il est possible de passer la nuit, de planter sa tente ou comme nous, de garer sa roulotte en trouvant un minimum de confort… des tables et banc de pique nique, une aire protégée de feu de camp, souvent des toilettes et parfois de l’eau… Tout cela mis à disposition des voyageurs qui sillonnent le pays. Les conditions d’entretien de ces lieux souvent situés au milieu de nulle part est remarquable. Et souvent bien placés, comme ci-dessous, sur les bords d’une rivière où nous avons eu le plaisir d’observer des dizaines de cygnes noirs qui avaient établi, eux aussi, leur campement.…



Kalbarri NP et sa fameuse fenêtre naturelle sur les gorges…
Comment résister à l’envie d’immortaliser ce moment en figurant sur une « photo »



Dans ce blog notre dilemme aura été de « choisir » parmi les centaines de photos de paysage dont nous nous rendons bien compte que leur représentation n’équivaudra jamais la sensation qu’ils nous ont procurée lors de leur découverte.

Nous avons beaucoup montré de paysages, plages… mais la flore…








Continuant notre descente nous traversons le Lesueur NP et découvrons Jurien Bay, petit port spécialisé dans la pêche aux homards… Qu’est-ce que nous nous sommes mis…




Puis ce fût Cervantes et son étrange Pinnacles désert




Un peu frais le désert… Chaud, froid, chaud, vent…
Dures les conditions climatiques



20 décembre 2009, nous arrivons à Perth… 5000 km parcourus depuis Darwin… Et aussi la première vraie ville depuis notre arrivée.



Contrairement à ces images, les immeubles ne couvrent qu’une partie infime du centre ville, c’est le quartier des affaires… la ville s’étend sur des dizaines de km surtout le long de la côte ou de l’importante embouchure de la rivière Swan. 1,5 M d’habitants qui vivent pour la plupart dans des maisons individuelles… Etonnant de ne voir aucun immeuble et parcourir des dizaines de km d’autoroute pour joindre les différents quartiers.

Mais ce qui est plus étonnant encore c’est le contact qu’ont les australiens avec la nature… 1 bateau pour 3 habitants ou 3 familles ? C’est beaucoup… La pêche, la voile… et bien sûr le camping...


Il y aussi des habitants sous la surface de l’eau…






Et quelques photos sous marines supplémentaires, en cliquant sur le lien suivant :
http://picasaweb.google.fr/MCVSENVOYAGE/SOUSLAMER?authkey=Gv1sRgCJm9y6zEsoyBxQE#

Un passage à Fremantle qui fut le port historique de la région et qui garde un aspect charmant, décontracté…






Nous avons repris la route le 25 décembre, lendemain d’un réveillon frugal… Avec quand-même une bouteille de champ… une vraie… « de chez nous »
Traversé Rockingham ou nous espérions nager avec les dauphins ! relâche le 25-12…




Nous avons atteint Cape Naturaliste NP qui forme la partie sud-ouest et qui voit se rejoindre l’océan Indien, et le Pacifique Sud.
Là encore des endroits de rêve, quasiment personne dans le NP, nous nous posons même sur un bord de plage sans chercher vraiment le bon endroit dévolu au camping… ce qui nous vaudra d’être réveillé par le ranger qui, dans un long discours, nous avertira que la prochaine fois que nous prenons la liberté de nous arrêter n’importe où ce sera 100 AUD par personne… Un peu rigoureux mais on peut comprendre. Comme indiqué ci- dessus ils ont fait énormément d’investissements pour accueillir les touristes… Cette jolie voilette c'est : pour les mouches… La plaie… elles nous empoisonnent souvent la vie. C’est quelquefois insupportable. Elles essaient de rentrer dans tous les endroits humides… yeux, bouche, nez… On voit très souvent les gens se balader en les chassant avec leurs mains, ce qui représente un spectacle assez amusant… Un de nos amis, italien, à Kakadu nous a dit mieux comprendre les vaches dans les prés, qui passent leurs journées à brouter en les chassant avec leur queue à longueur de journée…
Aucun endroit n’y échappe, même certaines plages… Heureusement pas toutes.

Nous nous arrêtons pour la nuit à Hamelin Bay et avons le plaisir d’assister à un spectacle autant amusant qu’insolite : 5 énormes raies viennent se faire caresser sur la plage… Peut-être espéraient-elles de la nourriture ? enfin, impressionnant mais sympa, de pouvoir jouer avec ces grosses bêtes bien inoffensives.




A compter de ce moment nous entamons notre route vers l’est…Bien sûr une visite à Margaret River pour ses vignobles… et prenons la direction de Pemberton… Là le spectacle change radicalement, nous entrons dans les forêts magnifiques d’eucalyptus géants…


Nous y rencontrerons des attractions surprenantes comme celle ci-dessous : un arbre comportant des tiges d’acier permettant de l’escalader sur 68 m de haut… Il y a beau avoir 2 paliers intermédiaires, c’est diablement impressionnant…






Ou encore le Tree Top Walk une passerelle qui permet de se balader sur la canopée à 60 m de hauteur…














La « Vallée des Géants » porte bien son nom




Et de temps en temps un joli petit vignoble


Depuis Walpole nous décidons de faire un «petit » détour de 500 km pour voir Wave Rock , autre curiosité que cet immense bloc de granitde 15 m de haut et 110 m de long dont la forme est exactement celle d’une vague. Formée par l’érosion il y a quelque 60 M d’années…




Puis nous retrouvons la côte, Albany et son histoire de pêche à la baleine. Puis Esperance… Là le spectacle offert par la « Great Ocean Drive » est époustouflant… A chaque virage on à l’impression d’avoir vu le plus beau, mai non, nous continuons crescendo…










Esperance est une petite ville agréable, nous y passons le réveillon du 31.







Nous décidons de continuer vers un « spot » dont nous avons entendu parler : Lucky Bay ; à une soixantaine de km d’Esperance.
J’aurai voulu être suffisamment bon photographe pour faire passer l’émotion que nous ressentons lors de la découverte de cette baie.

Un sable si blanc, si fin qu’il crisse sous le pied et qui forme comme un béton où il devient très facile de venir sur la plage avec sa voiture… c’était le 1er janvier il y a beaucoup de monde, mais bien heureusement, nous passerons les 3 jours suivants dans le plus grand calme avec l’impression d’être un peu au paradis…








On ne se lasse pas du spectacle offert par les kangourous sur la plage…

De superbes balades

Et encore des kangourous...



Maintenant nouveau changement de décor : nous allons parcourir une « track pour 4WD » de 180 km qui va nous donner une autre impression de ce pays, perdu dans la nature, avec des températures de presque 50 degrés et pas âme qui vive.
Une dernière entrée de ferme avant d’attaquer la « track »



Après cette porte, l’aventure…


Notre objectif était à ce moment de rejoindre le highway qui allait nous permettre de rejoindre Adélaïde.
Cette route est également particulière : elle traverse sur plus de 15OO km une plaine désertique « Nullarbor ». Nous ne sommes plus à l’époque des pionniers, il y a des roadhouses tous les 300 km ou l’on peut se ravitailler. Mais quelle chaleur…
1500 km de route droite, droite à vous donner le tournis, il y a même un tronçon de 146 km strictement droit. Le reste ne tourne pas vraiment plus…
On y a même amenagé des marquages au sol pour l’atterrissage d’urgence des avions !!!













On se sent moins perdu quand on rencontre un panneau indicateur comme celui-ci


Le Nullarbor c’est aussi + de 1000 km de falaises de plus de 100 m de hauteur




Des roadhouses , comme celle-ci rappelant que cette côte est un sanctuaire de reproduction des baleines. Les australiens qui ont fait un massacre de baleines, sont devenus leurs premiers protecteurs.




A la fin de cette route avant de pénétrer dans la péninsule d’Eyre, une petite visite à Cactus Beach, paradis des surfeurs…
















La péninsule d’Eyre, une très jolie côte et une immensité cultivée, blé, avoine… à l'intérieur.

Nous avons changé d’Etat pour passer dans le South Australia, pas vraiment une frontière mais un changement d’heure radical : 2 H et demi… Nous sommes maintenant à Paris + 9 H 30

Nous passons Streaky Bay juste le temps de faire la vidange du Toy…






Vue d’un parking encombré près d’une descente à bateaux…


Nouvelle halte à Coffin Bay… Le royaume des huîtres…
Elles sont excellentes, très bonne occasion de faire une cure…
Nous ne nous en sommes pas privés…




11 janvier arrivée à Adelaide avec, sur la route une vue des monts des Flinders Range que nous verrons plus tard.



Notre programme pour la suite : nous prendrons l’avion le 22 pour Sydney, très gentiment invités par Rik le cousin de Vince et sa compagne Zhamak. nous passerons avec eux la fête nationale le Australia Day. Puis retour à Adelaide le 1er février.
Route vers Melbourne 8 à 1O jours et passage en ferry pour la Tasmanie, 3 à 4 semaines. Retour à Melbourne pour garer le Toy et envol pour environ un mois en New Zealand.
Cela nous amènera environ début avril. Nous projetons alors de prendre la route vers Alice Springs pour visiter le Centre Rouge et puis de là nous rendre à Cairns sur la Grande Barrière de Corail après la Wet saison et enfin redescendre vers Sydney pour le prochain shipping… Mais nous n’en sommes pas encore là…

vendredi 11 décembre 2009

PREMIERS TOURS DE ROUE

Le 6 décembre 2009 CAPE RANGE NP


Nous avons enfin récupéré le Toy le 26 novembre en l'ayant laissé le 7 octobre à Calcutta...
Il aura fallu 12 jours entre l'arrivée à Darwin et sa sortie du port... manutentions, les "deux" passages aux services de quarantaine...
La quarantaine : une épreuve...Même préparé par les récits des autres voyageurs, j'ai failli craquer...
Il a fallu TOUT sortir, même la vaisselle et les couverts…sur le macadam.
La découverte de l'état du Toy avait, déjà en soi, été un choc : vitre cassée, autoradio disparu.. La vitre a été remplacée en Inde par un morceau de plastique...
Ils ont aussi essayé de pénétrer dans la cellule, en forçant la barre de sécurité, déjà changée, après le premier shipping... A nouveau scie à métaux pour ouvrir… Il faut dire que cette sécurité joue bien son rôle, la cellule n'a pas été visitée.
Mais ce n'est pas le pire... Les Super spécialistes de Calcutta ont placé le Toy sur son flat-rack à l'aide d'un élévateur à fourches, sans cales de châssis, et ont ainsi tordu l'arbre de transmission... A pleurer.
L’auvent : arraché durant les manutentions, a fini dans la benne...
Coût total des réparations et dégâts : 2000 AUD.
Si Perkins nous rembourse, nous payons le champagne à tout le monde!
Une fois l'ensemble récupéré, les formalités ont été vite expédiées (MVR : enregistrement du véhicule, contrôle technique, assurance).
Il nous tarde de prendre la route!
Nous avons 6 semaines de retard sur notre planning et sommes confrontés à l’arrivée de la mousson (le Wet) et surtout aux fortes chaleurs qui la précèdent. Cela va rendre très difficile le voyage et les visites prévues...

SEJOUR A DARWIN DU 2 AU 26 NOVEMBRE

Nous sommes logés confortablement à l’agréable Backpackers Melaleuca : chambre climatisée, télé (3 chaînes australiennes), frigo, cafetière. Super pour le petit-déjeuner au lit.
Il y a une piscine, un barbecue, une cuisine commune.Nous y faisons de nombreux copains et l’ambiance est festive.


C'est au "jug" 1,2 l que se commande la bière...


Les français de Darwin se retrouvent pour une soirée pizza sur le parking de Mindil Beach

Nous découvrons Darwin (capitale du Northern Territory). Population : 100 000 (beaucoup plus en pleine saison).
Ville agréable et cosmopolite avec quelques rues commerçantes, des galeries d’art aborigène, quelques musées, une magnifique bibliothèque (climatisée) dans Parliament House avec wifi gratuit, quelques vieux bâtiments, un waterfront avec superbe wave pool , un beau parc et Mingil Beach avec vue sur le bleu azur de la Mer de Timor.
Le centre se visite en quelques heures et nous sommes vite conscients qu’il faut un véhicule pour voir davantage.







Les conseils pour notre séjour fusent de toute part : nous prenons petit à petit conscience de l'environnement de ce Northern Territory... Ainsi que de toute l'Australie. Nous rencontrerons une flore et une faune exceptionnelles, liées aux conditions climatiques et aux terrains très durs, les serpents les plus venimeux de la planète, des fourmis venimeuses, scorpions... et ici dans le nord, un petit supplément : des crocodiles dans tous les cours d'eau...
Ils ne sont pas tous dangereux, nous explique-t-on! Les freshies (d'eau douce) n'attaquent que quand on les dérange! (la définition du mot dérangement est floue) et les salties (comme le nom l'indique vivant dans l'eau salée), sont eux très voraces, carnivores, ils attaquent principalement dans l'eau, mais on peut les rencontrer dans les hautes herbes, les rochers etc...
Le problème est que les salties se trouvent aussi dans les cours d'eau douce, donc partout.
Facile à comprendre, non ?

Attention à la route... Des centaines de km sans voir personne, des pluies tropicales soudaines qui peuvent submerger de plus de 2 m les routes en un quart d'heure... Ne partez jamais sans le plein de gas-oil, d'eau, de vivres, équipé de 2 roues de secours, d'une balise de détresse...
Et les road trains... Surtout garez-vous...
Qu'ils sont encourageants ces australiens...
Nigel, un sympathique australien nous propose de l’accompagner pour visiter le Litchfield National Park. Cela tombe bien…
Nous voilà partis le 7 novembre dans sa vieille caisse non climatisée (qui contient tout ce qu’il possède). Le parc se trouve à 150 km de Darwin, mais pour les australiens ce n’est qu’une petite ballade. A peine quitté le centre ville, la nature reprend le dessus : de grands espaces plus ou moins boisés, à travers lesquels passe en ligne droite le Stuart Highway.
Enfin nous voyons un peu plus de l’Australie ET … le premier kangourou. Trop incroyable ! Quelle élégance ! Dès qu’on s’arrête ils se sauve, pas facile pour les photos…
La circulation est peu dense (nous croisons une voiture en moyenne toutes les 15 minutes) et la route est monotone. Petite halte à Batchelor : ancienne ville minière qui n’a plus que 700 habitants. Pas grand chose à voir.
Une heure plus tard nous arrivons dans le parc avec ses termitières, cascades, petits ruisseaux (billabongs) et allons nager (avec les crocodiles). Paraît qu’il n’y en a pas, mais les panneaux disent “Baignade à vos risques et périls”. Nous n’allons pas très loin…
Bien rafraîchis, nous partons pour un déjeuner au Safari Camp. Il est déjà 16 h et il faut retourner à Darwin. Nigel choisit une « dirt road », piste de terre rouge traversant le Bush. Encore moins de voitures, mais plus de poussière. Nous sommes de retour à Darwin pour l’apéritif et un dîner préparé par nos soins sur le deck du Melaleuca.
Aperçu d'une des magnifiques pisines naturelles de Litchfield

Nous décidons que notre prochaine excursion sera au Kakadu National Park , le plus grand parc australien, de plusieurs centaines de km carrés. Trois jours en tour organisé.
Au programme :
visite des sites aborigènes aux ensembles d’art rupestre, crocodile cruise, randonnées, les JimJim falls, Ubirr, Maguk, etc. Nous camperons sous les étoiles.
Départ le 13 novembre à 6h du matin. Graig, le sympathique et prolixe guide entasse l’équipe dans la jeep et nos bagages dans le trailer. Nous sommes huit en tout : un couple d’anglais, deux copines écossaises, un italien et un allemand. Sur la route les présentations commencent, démarrage un peu lent vu l’heure matinale, mais Graig remplit tous les blancs, fournit des explications et conduit comme Indiana Jones, avant de se prendre pour Crocodile Dundee.
L'ambiance monte avec la température et nous passons trois jours intenses, sportifs et fort agréables.
Graig aux fourneaux nous concocte ses spécialités : BBQ de kangourou, crocodile...
En apéritif, il nous propose de goûter aux excellentes fourmis au miel, que bizarrement il sera le seul à déguster...
Le groupe est sympathique, ces trois jours sont un réel enchantement.
De ce promontoire à 360 degrés la plaine de Kakadu est inondée durant le wet


















Un des moments favoris de cette excursion est de se baigner dans chaque piscine naturelle qui se trouve sur notre chemin... A 48° sous le soleil, difficile de résister. Mais les crocodiles! Greig nous explique qu'après le Wet les rangers piègent les crocodiles, qui se trouvent dans les endroits où viennent les touristes, pour les déplacer. Ensuite ils placent sur la route de ces magnifiques piscines des pièges, où l'on peut voir faisander des quartiers de viande! En ajoutant bien sûr que les accidents, car il y en a, sont peu nombreux...
Rassurant, non?
Toutes les techniques sont bonnes pour se baigner en toute sécurité : un couple d'australiens se baignant avec leurs enfants, nous expliquent qu'avant de se mettre à l'eau, ils font le tour à pied pour inspecter et qu'ensuite ils envoient « leur chien » en éclaireur...




Des souvenirs pleins les yeux, nous rentrons à Darwin et nous retrouvons tous pour un dîner bien arrosé...
Lors de notre découverte de ce pays 2 sujets nous ont interpellés :
Les Aborigènes : ceux que nous rencontrons à Darwin sont de malheureux exemples du rejet de ce peuple, au cours de l'histoire par les blancs... Alcoolisme, misère...
L'attitude de certains australiens à leur égard peut être choquante. D'un côté ils ne les acceptent pas dans leur société et d'un autre le gouvernement multiplie les expériences d'intégration...? Beaucoup trop tôt, pour nous, pour avoir une idée précise sur ce sujet.
Sur un tout autre plan :
A notre grande surprise nous avons rencontré un très grand nombre de jeunes français venus ici, à la fin de leurs études, pour à la fois voyager, découvrir tout en travaillant. Des petits jobs multiples qu'ils n'ont apparemment aucun mal à trouver sur leur route. Ces visas tourisme-travail, délivrés pour un an aux moins de trente ans, ont un succès fou.
Le 27 novembre nous quittons Darwin. Nous n’y croyons pas. La liberté de voyager à notre gré et l’Australie s’offrent à nous.
Dès la sortie de la ville , la température s'élève dans le bush, pour atteindre près de 45°... Autant dire que pour nous sortir de la cabine climatisée, marcher sous un soleil de plomb dans les terrains difficiles, se révèle une épreuve que nous n'avons pas très envie de nous imposer. Décision est prise de descendre vers des climats plus acceptables en s'arrêtant pour l'essentiel...

Un petit regret : nous ne verrons pas le Kimberley, les Bungle Bungle, etc. mais le choix d'autres sites à visiter reste énorme ... il y a 500 National Parks en Australie.
Nous découvrons le camping à l’australienne. Il est interdit de faire du camping sauvage, mais il y a des campings partout et souvent à des endroits fabuleux. Deux types : les gratuits et les payants.
Le camping gratuit offre un aménagement de base : toilettes, table de picnic, barbecue.
Le parking payant offre d’autres facilités telles que douches, électricité, laverie, cuisine, piscine, etc.
C’est formidable! Quel bonheur après la notre premier voyage ‘dans la rue’ de trouver toutes ces commodités. Et il y a des poubelles partout…le luxe.
Nous faisons les 1900 km Darwin-Broome en 4 jours. Nous avons roulé dans une chaleur torride, bien protégés dans le TOY réfrigéré. Les haltes sur la route sont courtes (chaleur et mouches !). La cellule non-climatisée reste chaude, même la nuit il fait 36°.
La transpiration évacue les bières à grosses gouttes …
A Broome, près de la mer il fait toujours chaud, mais la brise marine rafraîchit agréablement les nuits. Installation au Palm Grove Caravan Park à Cable Beach. Le jour nous visitons la ville et alentours et jouons les crocs « dans la piscine». Notre étape ici durera les 4 jours nécessaires à la réception d'un pneu pour remplacer celui que nous avons explosé sur la route... 40000 km sans crevaison disions-nous il n'y a pas si longtemps!


Cable Beach : une magnifique plage de sable blanc complètement vierge de 20 km de long aux couleurs azur, sur fond de roches rouges... époustouflant... Mais trop chaud pour faire un jogging…


Sur la route de Broome : Argyle Lake


Les baobabs caractéristiques de l'ouest australien


Des endroits merveilleux pour s'arrêter, se rafraîchir? comme ci-dessous au Cape Keraudren
s'il n'y avait pas...



Et bien entendu sur la route, les road trains... 53 m de long...


des avertissements bien utiles


Départ le 4 décembre : en route vers Exmouth, 1500 km plus bas. La chaleur devrait y être plus acceptable.
Nous passons par le Cape Keraudren, Karratha, Dampier et arrivons à Exmouth au Cape Range Park le 6 décembre vers 17h30. Quelle surprise ! Faudrait presque sortir les pulls. Le vent marin souffle et nous avons perdu une dizaine de degrés. Installation au Tulki Beach Camp où nous savourons la fraîcheur.
Le Cape Range Park (réserve terrienne) et le Ningaloo Reef (réserve marine) se trouvent côte à côte. Il y a peu de monde, la saison haute se terminant en novembre.
Au programme : promenades, snorkeling, lecture, farniente. Et sous nos yeux les couleurs turquoise du lagon tranchant sur le sable blanc. Nous nous installons pour quelques jours au Yardie Creek.
Nos premières photos de wallabies et de kangourous...













Notre trajet depuis Darwin : Katherine,Timber Creek, Kununurra, Halls Creek, Fitzroy Crossing, Broome, Port Hedland, Karratha, Nanutarra, Winning, Exmouth et le Cape Range.
3400 km...